Un petit bout d'histoire- les processions et marches de l'entité
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Créé leJeudi, 12 Novembre 2009
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Origine des marches folkloriques
De mai à octobre, l’Entre-Sambre-et-Meuse vit au rythme des fifres et tambours.
Durant le Moyen-Age, les autorités religieuses faisaient accompagner les processions par des groupes armés : sociétés des hallebardiers, d’Arquebusiers ou autres milices locales. Leur mission était double : former un corps d’élite destiné à défendre la cité en cas de besoin et rendre les honneurs dans toutes les circonstances solennelles de la vie communautaire : cérémonies religieuses, joyeuse entrée du prince,…
Jusqu’en 1814, on sait peu de choses….Nombreuses archives furent détruites. Toutefois, les Edits de Joseph II en 1786 avaient donné un coup mortel à de nombreuses processions, avant que la Révolution française ne les interdise.
Ce n’est qu’après la signature du Concordat par Napoléon, que les processions purent recommencer à pérégriner dans nos campagnes accompagnées de groupes armés.
Elles prirent les caractéristiques qu’on leur connaît actuellement caractérisées par des costumes de différents régiments de l’empire.
Conjonction d’une procession ancienne et d’une escorte armée trouvant son origine dans l’Ancien régime, les marches existent dans 12 villages de l’entité. La procession est généralement ouverte par le Sergent-Sapeur, suivi de la batterie de tambours et ses fifres, commandée par le tambour-major. Viennent ensuite la société de musique et les pelotons de grenadiers, gendarmes, zouaves,… La marche se clôture par le clergé accompagnant les reliques et les pèlerins.
Un musée des Marches folkloriques existe à Gerpinnes (costumes, musique, documents, photos,…). Quatre vingt compagnies y sont affiliées. Accessible de mai à septembre, les samedis et les dimanches de 14h00 à 18h00 et toute l’année sur RDV. Fermé en juillet. Il se situe rue de la Régence, 6 à 6280 Gerpinnes- 0474/61.46.44- www.museedesmarches.be
Chacune avec sa petite histoire.
Saint-Fiacre à Tarcienne- 1er dimanche de mai
Créée en 1856 afin de participer à la procession en l’honneur de Saint-Fiacre dont le culte aurait été implanté dans la paroisse vers 1675 à l’instigation du curé Du jardin. Ce dernier, guéri du choléra après un pèlerinage à Meaux, aurait rapporté la relique du Saint. Cette relique est naturellement portée lors de la procession.
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Sainte-Remfroid à Pry- 2ème dimanche de mai
Si Pry envoyait de temps en temps une compagnie à Walcourt, en 1977, il fut décidé de créer une compagnie locale du nom de la patronne de la paroisse, priée pour la maladie des yeux.
Notre-Dame de Walcourt- Le dimanche suivant la pentecôte
L’existence de la Marche est attestée de manière ininterrompue depuis le 15ème siècle.
La procession commémore un miracle dont la statue aurait été l’objet vers 1229. En effet, un incendie détruisit l’Eglise de Walcourt, consacrée à Notre-Dame. La statue de la Vierge fût retrouvée dans un arbre au lieu dit le Jardinet. Elle n’a pu en être délogée que par l’intervention du Seigneur du lieu, le Comte Thierry, qui promit de faire bâtir un monastère à cet endroit. Une reconstitution s’effectue chaque année au Jardinet.
Saint-Wahlère à Gourdinne- 3ème dimanche de juin
Même si une compagnie de marcheurs participait antérieurement à la marche de Thy-Le-Château, c’est seulement en 1931 que l’on en trouve trace.
Son origine ne nous est pas connue et ne semble pas se rattacher à un fait historique précis comme d’autres marches. Cependant, nous savons que la confrérie Saint-Walhère fut fondée à Gourdinne en 1650, en l’honneur de Saint-Walhère, protecteur du bétail.
Saint-Eloi à Laneffe- 4ème dimanche de juin
Elle trouverait son origine dans l’instauration en 1635 d’une confrérie Saint-Eloi . Elle se caractérise par la bénédiction des chevaux à la Fontaine Saint-Eloi et à la distribution de petits pains.
La marche Saint-Eloi était jadis suivie par de nombreuses compagnies à cheval qui faisaient présent d’un « guidon », comme Florennes, Nalinnes, Walcourt…
La bénédiction des chevaux : selon la légende, Saint-Eloi avait un cheval très doux qu’il légua à l’abbé de l’église où il fut enterré, mais l’évêque de l’endroit s’en étant emparé, le cheval devint méchant. Le cupide évêque le rendit à son propriétaire et l’animal s’est alors adouci. On évoque donc Saint-Eloi pour les chevaux de trait et surtout pour l’apaisement des chevaux turbulents.
La distribution de petits pains et des fanions de Saint-Eloi : Ces petits pains sont des symboles de partage et d’amitié. Bien qu’ayant vécu à la cour du roi Dagobert, Eloi a toujours été au service des plus pauvres. Les petits drapeaux de forme triangulaires représentant le Saint, un cheval de trait et une église. Beaucoup de personnes attachent ces fanions dans leurs écuries au-dessus de la tête des chevaux
Saints Pierre et Paul à Thy-Le-Château- le 1er dimanche de juillet.
Depuis 1617, la paroisse possède une châsse en l’honneur de Saint-Pierre. L’escorte daterait du milieu du 19ème siècle. La Châsse Saint-Pierre a été ciselée en 1617 par l’orfèvre namurois Henri Libert. Ce coffret rectangulaire de 50x53x26 cm en cuivre doré et argent contiendrait notamment les reliques du saint. La châsse est présentée au public pour être vénérée lors de la procession de la marche Saints Pierre et Paul.
Notre-Dame de Beauraing à Somzée- 2ème dimanche de juillet
Une compagnie de Somzée participait autrefois à la marche de Laneffe, c’est toutefois en 1950 qu’une marche locale est organisée, afin de remercier Notre-Dame pour la protection accordée au village pendant la guerre 40-45. Pour l’histoire, aucune victime ne fût à déplorer, tant parmi les civils, les militaires que les prisonniers. Les marcheurs, au nombre de 150 environ, constituent trois groupes second Empire: les sapeurs, les grenadiers et les zouaves. Ils sont immuablement accompagnés par la fanfare royale "Les Patriotes" de Morialmé.
Sainte-Marguerite à Berzée- le dimanche le plus proche du 21 juillet
Des habitants de Berzée participaient antérieurement à la procession de Thy-le-Château. Une compagnie locale sera mise sur pied en 1947 pour disparaître en 1951. Elle reviendra en 1998.
Saint-Ghislain à Fraire- 3ème dimanche de juillet
La marche actuelle date de 1946 mais ses origines sont plus anciennes, 1848. Saint-Ghislain est le protecteur des enfants. En 1848, pour satisfaire à un vœu, Louis Mathieu fait dresser une potale en pierre de 1,70m, dans laquelle il place une statue de Saint-Ghislain ; ce vœu avait été prononcé pour obtenir l’heureuse délivrance de sa femme, dont l’accouchement se présentait mal. A côté de cette potale, il plante un tilleul. En 1890, son gendre, François Flandre, fait construire une chapelle plus imposante, adossée à la potale, c’était cette fois en remerciement pour la guérison d’un enfant.
En juillet 1904, sur l’initiative du curé Joseph Durvaux, une « marche » est organisée et placée sous l’égide, non pas du patron de la paroisse, Saint-Remy, mais bien sous celle de Saint-Ghislain dont le culte est devenu populaire dans la commune. Naturellement, le cortège fait halte devant les deux chapelles érigées par les familles Mathieu et Flandre.
Cette marche existe probablement jusqu’en 1911 ; au cours de la procession, des manifestations politiques et antireligieuses se produisent et l’année suivante, elle est supprimée.
En 1923, 60 hommes prennent part à une marche civile, l'essai n’a pas de lendemain.
En 1935, une relique du Saint est octroyée à la paroisse et une procession, sans escorte armée est organisée en septembre. L’année suivante, un reliquaire est acquis et une nouvelle procession se déroule toujours sans escorte. Il faut attendre 1946 et l’autorisation épiscopale pour voir renaître la procession avec escorte armée, fixée depuis 1947 au troisième dimanche de juillet.

Saint-André à Vogenée- 1er dimanche d’août
Comme dans les communes voisines, une compagnie du village participait de temps à autre à la marche de Walcourt. C’est en 1975 que se crée la marche locale.
Saint-Roch à Chastrès- le 15 août
Bien qu’une compagnie ait existé avant la 1ère guerre mondiale, il faut attendre 1974 pour la voir renaître.
Saint-Laurent à Yves-Gomezée- dernier dimanche d’août
Créée en 1965, elle avait déjà existé antérieurement sporadiquement et notamment pris part à la marche de Walcourt.






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