Loic Jouay, un habitant de l'entité au mondial des métiers !

Quinze belges partiront début juillet représenter la Belgique au mondial des métiers qui a lieu à Leipzig en Allemagne ; véritables jeux olympiques des métiers manuels qui couronnent les meilleurs jeunes dans chaque discipline.

Parmi eux, Loïc Jouay de notre entité qui défendra l’honneur de la Belgique en tant que frigoriste !

 

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Le mondial des métiers en quelques chiffres

  • 3 - 6 juillet 2013
  • 4 jours de compétition
  • Une cérémonie d'ouverture (2 juillet) et une cérémonie de clôture (7 juillet)
  • 45 métiers officiels en compétition
  • 1000 candidats venus de 61 pays
  • 200 000 visiteurs attendus
  • 172 500m2de compétition

          Plus d’infos : www.skillsbelgium.be

 

 

Agence de Développement Local (ADL) : Monsieur Jouay, pouvez-vous vous présenter et expliquer votre parcours ?

Loïc Jouay (L.J.) : J' ai 21 ans. J’ai suivi ma scolarité dans l’enseignement général jusqu’en 5ème humanité à Notre Dame à Charleroi. Ce type d’enseignement ne me convenait pas. J’ai donc décidé de changer d’orientation et de suivre l’enseignement technique. Je me suis inscrit aux Aumôniers du Travail à Charleroi en option frigoriste.

 

Après mes études, j’ai fait une spécialisation en climatisation - ventilation et en alternance, je travaillais pour l’entreprise Cric établie sur le zoning de Chastrès.

A l’heure actuelle, je suis ouvrier chez Axima Réfrigération à Houdeng Goegnies et je suis indépendant en temps complémentaire.

L’année prochaine, j’entamerai un graduat en électromécanique.

 

ADL : Pourquoi cette passion ? En quoi cela consiste–t-elle ?

L.J. : Pour être honnête, je ne suis pas fou de cela depuis que je suis tout petit… Aucun jeune avant même avoir suivi ces études ne peut se dire : « je veux être frigoriste »… Au départ, j’hésitais entre électromécanique et électricité - chauffage !

Frigoriste, appelé aussi technologie du froid, c’est une discipline qui aboutit à deux types de métiers : soit la climatisation et le traitement d’air, soit la réfrigération commerciale et industrielle.

La réfrigération commerciale, pour simplifier, c’est la réalisation de toute l’installation frigo d’une grande surface par exemple.

La réfrigération industrielle, cela vise tout type d’entrepôt réfrigéré. C’est assez varié !

Je suis fortement intéressé par ce type de réfrigération car c’est plus complexe et cela touche vraiment à tout. Pour y arriver, je devrai dans un premier temps travailler dans la réfrigération commerciale pendant quelques années !

 

ADL : Pourquoi avoir décidé de participer au mondial des métiers ?

L. J. : L’année dernière, mon chef d’atelier, voyant que je ne me débrouillais pas trop mal, m’a proposé de faire le championnat d’Europe des métiers.

 

 

Cette compétition se déroule en alternance avec le mondial des métiers : une année, c’est le championnat d’Europe et l’année suivante, c’est le mondial.

Je me suis entraîné pendant 7 mois pour terminer en octobre 2012, au championnat à Spa, 2ème de ma discipline. J’allais en formation trois jours par semaine à Bruxelles et j’étais coaché par un expert du froid.

Skillsbelgium asbl est l'agence de promotion des métiers manuels, techniques et technologiques qui encadre cette compétition au niveau belge.

 

C’est cette même asbl qui fait l’encadrement pour le mondial des métiers. C’est donc tout naturellement que l’on m’a proposé de participer à ce deuxième concours.

 

Pour se faire, j’ai participé aux présélections où j’ai réalisé plusieurs épreuves dans ma spécialisation pour finalement être sélectionné !

 

ADL: Quels sont les points positifs et négatifs de la discipline?

 

L. J. : Négatif : je ne sais jamais quand je termine ma journée car je peux être appelé en dépannage n’importe quand !

Positif : cela touche à divers domaines : électricité, régulation, climatisation, électromécanique.

 



ADL : Comment vont se dérouler les épreuves à Leipzig ?

L. J. : Cela va se dérouler sur 4 jours. A titre d’exemple, à Spa, c’était sur 3 journées !

 

Les journées seront de 6 à 7 heures de travail. Trois jours sont prévus pour la réalisation de l’installation suivant des plans très précis et le dernier, des pannes seront simulées sur mon installation et je devrai y faire face.

Je serai seul mais je pourrai 30 minutes avant la journée et 30 minutes en fin de journée discuter avec mon coach devant l’installation.

Tout va se jouer au millimètre et à chaque erreur, un point me sera retiré !

 

Chaque pays doit venir avec son matériel.

 

Chaque coach est en même temps juge du travail des autres nations qui concourent pour la même discipline. Par contre, chaque coach ne peut évaluer le travail de son propre élève.

 

Vingt-trois pays participent pour cette discipline. J’ai donc 22 concurrents !

 

 

 

ADL : Quel type d'entrainement suivez-vous?

 

L. J. : Mon coach et moi avons prévu 20 jours ouvrables pour l’entraînement qui se déroulera de 7h30 à 16h à Verviers au centre de formation du Forem qui est l’un des meilleurs de Belgique dans la réfrigération. Comme je l’ai signalé, pour le championnat d’Europe, j’étais suivi par un expert. Cela sera le même modus operandi. Mon coach est d’ailleurs un ami de ce dernier. J’irai  également deux semaines à Bruxelles me former avec mon premier professeur !

 

Mon entraînement consiste à réaliser l’installation demandée et à recommencer encore et encore. En fait, nous avons reçu le plan officiel de l’installation que nous devrons produire à Leipzig. Le plan lors du concours pourra être 30 % différent par rapport au plan initial ! Je dois donc m’entraîner pour maîtriser parfaitement le premier plan et pouvoir faire face aux modifications demandées.

 

ADL : Qu'est-ce qui est le plus stressant ?

L. J. : Je ne suis pas de nature stressée mais bon, c’est vrai que si je devais dès le premier jour rater une étape dans la réalisation de mon installation, cela me ferait perdre du temps… Le stress montrait sûrement d’un cran ! Je dois donc me préparer au maximum, être méthodique et être à 100% de mes capacités pendant l’épreuve de 4 jours.

Un autre moment de stress sera sûrement le moment de la proclamation !

 

ADL : Qu'est ce qui va changer si vous revenez avec une médaille?

L. J. : Dans l’absolu, rien ! Néanmoins, je serai fier de moi mais bon, c’est clair que je ne vais pas m’en vanter et l’écrire sur ma carte de visite !

 

C’est juste bien pour le C.V. et c’est franchement une expérience très enrichissante du point de vue personnel et professionnel !

 

 

Quel que soit le résultat, je serai content d’y avoir participé… une médaille me ferait quand même vraiment plaisir, c’est clair !!!  

 

 

Loïc Jouay, merci pour votre agréable accueil et pour le temps que vous nous avez consacré !

Nous vous souhaitons que le meilleur pour début juillet !

On croise les doigts !